Au moment où des leaders mondiaux en oncologie se réunissent cette semaine afin de discuter des dernières découvertes et des derniers progrès en matière de traitements contre le cancer durant la conférence annuelle de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO) à Chicago, Sandra Horning, notre chef des Affaires médicales et responsable mondiale, Développement de produits en profite pour nous faire part de ses réflexions sur l’évolution des traitements contre le cancer et sur l’importance de créer des partenariats qui stimulent l’innovation.

En tant qu’universitaire, chercheure et oncologue, Sandra a vu les découvertes scientifiques croître rapidement au cours des dernières décennies, particulièrement dans le domaine du cancer.

« À mesure que la science et la technologie convergent, nous rassemblons des sphères de connaissances comme jamais auparavant, explique-t-elle. Notre compréhension des relations tumorales complexes nous mène vers un écosystème du cancer, un concept qui définit aussi la façon dont Roche met au point des médicaments transformationnels pour les patients, en se basant sur la collaboration. »

Grâce aux connaissances que nous avons acquises sur la biologie du cancer, nous mettons en place une approche de traitement plus personnalisée qui associe les diagnostics sophistiqués aux médicaments ciblés, particulièrement pour les patients vivant avec un cancer représentant un lourd fardeau. De plus, notre compréhension du cycle immunitaire antitumoral a accéléré nos efforts visant à jouer un rôle de leader à long terme dans la mise au point d’agents immunologiques contre le cancer; ces agents mettent le système immunitaire d’une personne à profit pour combattre son cancer.

Au fil des ans, de tels progrès scientifiques ont aidé à sauver des vies. D’après la Société canadienne du cancer, de nos jours, plus de 60 % des Canadiens ayant reçu un diagnostic de cancer peuvent s’attendre à vivre au moins 5 ans après le diagnostic.

Nous devons nous adapter au changement

Mais le cancer est très complexe. En fait, le cancer n’est pas une seule maladie. Au cours des 10 dernières années, nous avons réalisé qu’il y a plus de 200 types et sous-types de cancer différents. Nous savons actuellement que les cellules tumorales collaborent avec d’autres cellules tumorales et cellules hôtes dans leur microenvironnement et s’adaptent afin d’assurer leur prolifération et leur survie. La capacité du cancer à croître et à survivre malgré les options thérapeutiques offertes est la raison pour laquelle il reste la principale cause de décès au Canada.

Notre compréhension de la complexité du cancer et notre désir de créer des partenariats qui stimuleraient les prochaines innovations en matière de soins anticancéreux nous ont poussés à mettre sur pied le réseau imCORE (Immunotherapy Centres of Research Excellence). imCORE est un réseau mondial de 22 centres universitaires répartis dans neuf pays, dont le Princess Margaret Cancer Centre à Toronto. Les centres du réseau collaborent également afin d’avoir accès aux technologies, aux données et à l’expertise et de les partager, dans le but d’approfondir leur compréhension de la biologie et de l’immunologie du cancer et de mettre au point de nouveaux médicaments qui pourraient aboutir à de meilleurs résultats pour les personnes atteintes de la maladie.

Ensemble, nous sommes plus astucieux

Pour que nos partenariats fonctionnent vraiment et pour que nous puissions continuer à mettre au point de meilleurs médicaments qui améliorent les résultats pour les patients, nous savons également que nous devons nous adapter à notre environnement changeant. Lors d’une assemblée publique locale durant sa récente visite à nos bureaux de Mississauga, Sandra a fait part de ses réflexions sur ce que nous devons faire en tant qu’organisation pour continuer à faire progresser la science :

Advice: stay curious and continuously learn, take smart risks, be good collaborators.

Ces attributs sont essentiels à notre travail chez Roche et à notre partenariat mondial en recherche sur le cancer. En tant qu’organisation composée de 90 000 employés répartis dans de multiples équipes, fuseaux horaires et pays, ce n’est pas toujours facile d’agir rapidement. Innover signifie souvent briser les normes et limites que nous nous imposons nous-mêmes à l’interne et qui nous restreignent.

Comme le dit Sandra, « Nous avons une occasion sans précédent d’avoir une incidence positive et durable, et nous devons être agiles afin d’en prendre avantage. » Guérir le cancer demande de grands efforts. Collaborer, remettre en question le statu quo et prendre de petits risques nous permettront de nous faire avancer à mesure que nous travaillons pour atteindre cet objectif.

2 juin 2017


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