Recherche, innovation, avancées… tous des mots que l’industrie pharmaceutique utilise depuis des années déjà pour parler de son engagement à apporter de nouveaux médicaments et de nouvelles méthodes diagnostiques sur le marché. L’innovation, en particulier, est au cœur de nombreuses discussions dans le secteur des sciences biologiques au Canada (c.-à-d. au sein des entreprises qui aident à améliorer la qualité et les conditions de vie). Mais que signifie réellement l’innovation? Et pourquoi est-il important d’investir dans l’innovation?

Puisque nous sommes l’une des seules entreprises pharmaceutiques mondiales à avoir un centre de recherche établi (ou ce que nous appelons le centre de développement de produits pharmaceutiques) au Canada, on nous demande souvent quelle est la valeur de ce centre pour les Canadiens. Notre réponse est simple : investir dans les essais cliniques et offrir aux Canadiens la possibilité de participer à la recherche médicale dans leur propre région, c’est de loin la meilleure chose que nous puissions faire pour la santé des Canadiens d’aujourd’hui et de demain. Pour comprendre pourquoi nous croyons cela, nous devons revenir à la base.

Avant qu’un médicament ou une méthode diagnostique puisse être utilisé auprès de patients, des tests rigoureux sont nécessaires. Une partie de ce processus s’effectue dans le cadre d’essais cliniques (ou ce que nous appelons « recherche médicale »), soit des études qui nous aident à déterminer l’innocuité et l’efficacité d’un nouveau médicament, d’une nouvelle méthode diagnostique ou d’une nouvelle intervention.

Au cours des 40 dernières années, nous avons observé (en tant que société) des progrès remarquables dans le traitement des maladies, dont le cancer. Nous devons ces avancées à la recherche médicale, mais surtout, aux millions de patients qui se sont portés volontaires pour participer à des essais cliniques. Chris Slabon, un ambulancier paramédical de London, en Ontario, n’est qu’un exemple d’un Canadien qui a contribué à l’avancement de la science et de notre compréhension d’une maladie grâce à sa participation à une étude clinique.

Il y a presque cinq ans, Chris a consulté son médecin pour faire examiner un grain de beauté suspect sur sa poitrine. Il a ensuite reçu un diagnostic de mélanome à 44 ans, subi une intervention chirurgicale et commencé un programme de traitement. Après un an, Chris a arrêté de répondre au traitement et son mélanome s’est métastasé. Heureusement, le centre d’oncologie a communiqué avec lui pour lui demander s’il souhaitait participer à un essai clinique.

« Quand on m’a offert de participer à l’essai, je me suis dit "il est hors de question que je refuse" », explique Chris.

« J’avais fait mon choix, parce qu’il n’y avait rien d’autre à faire. C’était la seule option qui se présentait à moi. En tant qu’ambulancier paramédical, je pratique la médecine fondée sur des données probantes tous les jours. Les essais cliniques permettent de déterminer les meilleures options thérapeutiques pour les gens et d’obtenir les données probantes nécessaires pour prendre des décisions médicales réfléchies. »

Quand Chris a reçu son diagnostic, le taux de mortalité sur 10 ans était de 50 %, ce qui signifie que seulement la moitié des gens atteints de cette maladie vivrait 10 ans. Aujourd’hui, Chris est en santé et n’a plus de cancer. Comme il le dit si bien : « Si je n’avais pas à prendre de médicaments tous les jours ou à aller au centre d’oncologie pour des rendez-vous de suivi, ma vie serait pratiquement normale. »

Le Canada est un chef de file dans la recherche axée sur les essais cliniques, occupant la quatrième place au monde. Nous sommes connus partout dans le monde pour la qualité et l’expertise de nos chercheurs cliniciens et pour notre capacité à mener des recherches dans des domaines thérapeutiques complexes auprès de populations diverses. Nous nous disputons les essais cliniques avec d’autres centres dans le monde, et lorsqu’un centre canadien est choisi, c’est alors dans notre économie qu’est investi l’argent alloué à la recherche.

En 2016, Roche a dirigé 1 540 essais cliniques partout dans le monde. Plus de 311 000 patients ont participé à ces essais, et ce, dans plus de 32 500 centres. Parmi ces essais, environ 13,5 % ont été menés au Canada, pour un investissement total de 14,7 M$ dans l’économie du pays.

En plus des répercussions économiques, la recherche a présenté un avantage direct pour les patients canadiens, qui ont obtenu l’accès à de nouveaux médicaments ayant démontré leur supériorité par rapport aux traitements standards ainsi que la chance d’aider d’autres personnes atteintes de la même maladie.

Chez Roche, le centre de développement de produits pharmaceutiques (l’un des cinq centres à l’échelle mondiale) supervise les études cliniques menées au Canada et aux États-Unis. En tant que directrice au centre, Caroline Bauska travaille avec les médecins pour appuyer la mise en œuvre des essais menés dans leur clinique ou leur établissement. Formée pour résoudre des problèmes, elle s’assure que notre recherche médicale produit des données de qualité supérieure et qu’elle est axée sur la sécurité des individus qui participent aux études.

« Les essais cliniques deviennent de plus en plus compliqués, car les maladies que nous étudions sont très spécifiques et relèvent de domaines très spécialisés », explique Caroline. « Nous voulons nous assurer que nos médicaments parviennent aux bonnes personnes au bon moment et que nous démontrons les bienfaits d’un médicament pour les patients. Je me compte chanceuse et je suis fière de travailler pour une entreprise qui est prête à prendre des risques et à investir dans des domaines ayant un large besoin médical non comblé. »

Notre engagement à offrir des essais cliniques au Canada n’est pas ancré seulement dans notre volonté de prendre des risques. L’investissement n’est pas justifié si nous ne sommes pas prêts à rendre les essais accessibles et à en faire une option viable pour les Canadiens. Pour cette raison, le centre de développement de produits pharmaceutiques de Roche Canada a incorporé des pratiques axées sur les patients dans leurs activités quotidiennes afin de rendre les essais plus accessibles et compréhensibles pour les patients. Nos équipes de gestion des études ont intégré à la méthodologie des essais cliniques des options, comme le recours à des infirmiers à domicile ainsi que l’utilisation d’appareils mobiles pour aider à augmenter la participation aux essais et la rétention des patients qui ne sont pas en mesure de se rendre régulièrement au centre. Ces technologies nous permettent de réduire le fardeau des patients, en plus de nous assurer que nous recueillons les renseignements pertinents et nécessaires pour vérifier et valider l’utilisation du médicament ou de la méthode diagnostique à l’étude.

Pour des employés comme Caroline, les essais cliniques sont plus qu’une journée au bureau. Comme elle l’explique, « au bout du compte, nous sommes tous des patients. Un jour, mon fils, ma mère ou moi-même aurons peut-être besoin d’un traitement d’importance vitale. Mon travail est important parce que, dans un essai clinique, chaque jour compte; chaque jour nous rapproche un peu plus du moment où nous pourrons rendre un nouveau traitement potentiel accessible aux patients. Chaque jour nous rapproche de notre objectif d’aider les Canadiens à combattre des maladies afin qu’ils puissent vivre une vie plus saine. »  

Pour de plus amples renseignements sur les essais cliniques ou pour consulter une étude financée par Roche, veuillez visiter le clinicaltrials.gov.

Essais cliniques de Roche au Canada

18 mai 2017

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