Le Canada est depuis longtemps à l’avant-garde de l’innovation, et ce, dans des domaines aussi variés que l’alimentation et l’agriculture, les communications, les transports, les sports et le divertissement, la défense, ou les sciences et la médecine.

En fait, les réalisations du Canada en sciences et en recherche universitaire constituent une source particulière de fierté nationale depuis des années. Nous irions même jusqu’à dire que, sans les innovations rendues possibles par notre secteur des sciences de la vie, les incroyables gains que nous avons faits dans l’amélioration de la vie des patients au Canada et dans le monde n’auraient pas pu être réalisés.

Comme l’explique Andrew Casey, PDG de BIOTECanada, « La biotechnologie présente un potentiel considérable pour produire des innovations révolutionnaires et salutaires en réaction aux défis auxquels la société fait face. Fait important, on trouve dans chaque province des grappes biotechnologiques formant un écosystème pancanadien sain et vibrant. Dans ce contexte, le secteur canadien de la biotechnologie est bien placé pour profiter du défi mondial et procurer des avantages économiques très considérables à ce pays au moyen de l’innovation. »

L’innovation qui mène au progrès dans le domaine des sciences de la vie requiert un écosystème collaboratif de partenaires : hôpitaux, centres de recherche, universités, incubateurs technologiques, jeunes entreprises, scientifiques, et multinationales telles que la nôtre.

Roche est une organisation reconnue pour son engagement indéfectible envers l’excellence scientifique et pour sa redéfinition des normes de traitement de maladies comme le cancer. Pour nous, la productivité n’est pas une affaire de bilan. Elle est plutôt mesurée par le nombre de personnes que nous atteignons dans notre quête d’une science propice à la fourniture de nouveaux médicaments et d’outils diagnostiques aux patients qui en ont le plus besoin. C’est pourquoi nous cherchons à nous associer avec des personnes et des entreprises partageant nos idées; nous désirons exploiter pleinement le potentiel d’un formidable savoir scientifique pour entraîner des répercussions importantes sur la vie des gens, au Canada et partout dans le monde.

Prenez, par exemple, nos travaux sur la résistance aux antimicrobiens (RAM). La RAM est un problème de santé publique sérieux et important qui se répand rapidement à l’échelle mondiale; on estime qu’elle provoquera plus de 10 millions de morts par an d’ici 2050. Ce défi mondial est attribuable à la surconsommation généralisée de médicaments comme les antibiotiques, ce qui a engendré une perte de sensibilité des organismes infectieux aux agents antimicrobiens, et même à des classes de médicaments. Par l’intermédiaire de notre partenariat avec Fedora Pharmaceuticals basée à Edmonton (Alberta) et avec Meiji Seika Pharma Co., Ltd. (Japon), nous cherchons à nous attaquer à ce problème en mettant au point et en commercialisant de nouveaux antibiotiques destinés à lutter contre la résistance aux antimicrobiens.

Les sociétés de biotechnologie comme Fedora ont besoin d’un partenaire ayant fait ses preuves dans le développement et la fabrication de nouveaux médicaments de recherche, ainsi que dans leur mise à disposition auprès des personnes qui en ont besoin. Nous avons une longue expérience dans le domaine des antibiotiques, et cette collaboration illustre notre engagement continu à fournir une option indispensable aux patients atteints d’infections difficiles à traiter.

Chez Roche, l’histoire de plusieurs médicaments d’efficacité supérieure a commencé par un partenariat fructueux. Plus de 35 % de nos ventes de produits pharmaceutiques proviennent de traitements issus d’un partenariat, et près de la moitié des nouveaux médicaments de notre portefeuille proviennent de collaborations externes.

Bien que certains de nos accords visent le développement de dernière phase, nous savons que notre association avec d’autres établissements axés sur la recherche est cruciale à toutes les phases pour l’avancement de la science, aujourd’hui et pendant longtemps.

Cette croyance constitue le moteur de notre collaboration avec d’éminents experts cliniques et scientifiques mondialement reconnus dans le cadre du réseau imCORE (immunotherapy Centres of Research Excellence) contre le cancer. Ce réseau rassemble des experts du monde entier résolus à faire progresser la recherche en immunothérapie du cancer afin d’améliorer les résultats pour les patients. Tirant profit de l’excellence canadienne en matière de recherche contre le cancer, le PMCC (Princess Margaret Cancer Centre) à Toronto, en Ontario, est l’un des 21 établissements qui constituent le réseau imCORE.

L’objectif de ces établissements est d’amorcer rapidement la recherche préclinique et clinique fondée sur les plus récentes percées scientifiques, et de regrouper et échanger les données pour accélérer la recherche de cures pour les personnes atteintes de cancer. La collaboration, l’une des plus importantes du genre, vise à proposer des approches permettant d’augmenter le nombre de bénéficiaires de traitements d’immunothérapie du cancer en explorant de nouvelles façons d’activer le système immunitaire d’une personne aux prises avec cette maladie.

Les partenariats ne consistent pas uniquement à mettre au point des médicaments et des produits de diagnostic. Plus généralement, il s’agit de jouer le rôle de partenaire au sein du système de santé et de maximiser l’impact que les innovations dans le domaine de la science médicale peuvent avoir sur les patients. En raison de son pouvoir de transformation des soins aux patients, la conversation autour des données massives a pris une place centrale au cours des dernières années. Les données constituent notre arme la plus puissante pour lutter contre des maladies telles que le cancer. Pourtant, nous ne tirons pas profit des données dont nous disposons actuellement à travers les essais cliniques, les dossiers médicaux électroniques, les recherches génomiques et de nombreuses autres sources. Ceci est dû à l’absence de l'infrastructure nécessaire qui nous permettrait d’intégrer et d’analyser ces informations et de formuler des prévisions pour améliorer les résultats pour les patients.

Telle est la vision à la base du nouveau partenariat public-privé que nous menons avec l’Université de Waterloo, le University Health Network, Canadian Genomics Entreprise (CGEn) et le Groupe canadien de recherche sur le cancer (CCTG). Grâce à cette initiative, nous espérons normaliser et intégrer les ensembles de données du monde réel existants et nouveaux, pouvant être utilisés par les médecins pour évaluer les meilleures options de traitement pour les patients de leur clinique, soutenir le développement de nouvelles innovations thérapeutiques et permettre aux payeurs d’adopter un modèle de rémunération au rendement pour améliorer la durabilité des soins de santé. Nous sommes également en train d’établir des partenariats de financement avec de jeunes entreprises de technologie canadiennes dans le cadre d’une vision unifiée de mise à profit des innovations en matière de santé numérique pour stimuler la croissance économique.

Bien que nous sachions que ceci représente un objectif ambitieux, nous pensons pouvoir réaliser cette transformation en combinant l’expertise d’institutions canadiennes et de sociétés de toutes tailles avec l’expertise et les pratiques exemplaires du réseau mondial de sociétés de Roche, dont Foundation Medicine et Flatiron Health.

Chez Roche, les partenariats sont au cœur de notre identité. Nous savons que nous avons un rôle à jouer dans le système de santé au sens large et que nous avons la possibilité de créer de la valeur pour les partenaires de l’écosystème canadien des sciences de la vie, qu’il s’agisse de gouvernements, d’institutions universitaires ou de recherche, ou d’entreprises pharmaceutiques / biotechnologiques locales. Nous nous efforçons de travailler avec les meilleurs scientifiques et partenaires au Canada et dans le monde, dans un large éventail de domaines thérapeutiques, avec les meilleurs outils et technologies, le tout dans le seul but d’aider les patients.

3 juin 2018
 

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