Une voie à suivre

Les médicaments doivent parvenir aux patients plus rapidement

Il y a un peu plus d’un an, Brigitte Nolet est devenue présidente-directrice générale de Roche Pharma Canada. En tant que Canadienne possédant une vaste expérience internationale, Mme Nolet a tissé des liens et collaboré avec de nombreux intervenants depuis son retour au pays. Elle souligne qu’elle a tiré des leçons inestimables de ces dialogues et qu’il existe une grande volonté de collaborer au sein des industries et des secteurs pour relever les défis les plus urgents du monde actuel en soins de santé.

Tout au long de cette série de quatre blogues avec Mme Nolet, nous avons exploré les thèmes suivants : la nécessité de définir clairement une voie d’accès qui permet le partage, l’intégration et l’utilisation de données médicales normalisées afin d’éclairer les prises de décisions relevant de la santé en temps opportun; la façon dont l’intelligence artificielle peut et doit être utilisée dans le contexte de la prestation de soins de santé; la nécessité d’accroître la collaboration afin de mieux orienter les prises de décisions liées aux soins des patients et au système de santé. Mais, tout cela est vain si les outils diagnostiques et les médicaments qui sont mis au point ne parviennent pas aux patients qui en ont besoin. 

Au Canada, il faut deux ans (732 jours) pour que les patients aient accès à un nouveau médicament dans le cadre d’un régime public, alors que ceux qui bénéficient d’un régime privé peuvent y avoir accès en moins d’un an (226 jours). Dans ce dernier blogue de la série, nous explorons l’amélioration de l’accès aux nouveaux médicaments et de leur disponibilité, et nous recueillons les réflexions de Mme Nolet sur une voie constructive permettant à la population canadienne d’accéder aux innovations dont elle a besoin.

R : Après avoir vécu et travaillé 8 ans à l’étranger, j’ai été surprise de constater qu’au Canada, l’accès aux nouveaux médicaments s’est détérioré au cours de la dernière décennie. En effet, le processus d’accès aux nouveaux médicaments est extrêmement complexe et fait intervenir plusieurs organismes fédéraux, provinciaux et territoriaux. En regardant le calendrier global de mise sur le marché de nouveaux médicaments, on constate que nos procédures de réglementation et de remboursement sont très séquentielles. Il y a de nombreuses étapes à franchir avant que les médicaments soient accessibles aux patients, et chacune d’entre elles peut retarder davantage le processus.  

Il est difficile de naviguer dans ces procédures, mais je crois qu’au Canada, tous les paliers de gouvernement sont prêts à s’investir dans l’amélioration du système de santé.

Si l’on se fie aux leçons tirées de la COVID-19, nous savons qu’il existe de meilleurs moyens de mettre les innovations à la disposition des patients qui en ont besoin. En effet, pendant la pandémie, nous avons notamment eu recours à la soumission de données en continu, ce qui nous a permis d’examiner les résultats issus des premières phases des essais cliniques pendant le déroulement des phases plus avancées. De plus, la santé numérique (comme les soins virtuels) a pris de l’essor et, surtout, les secteurs public et privé ont collaboré de manière innovante pour garantir l’accès en temps voulu au diagnostic et à la vaccination, et ce, dans des circonstances sans précédent. Or nous devons nous assurer de ne pas attendre qu’une nouvelle pandémie survienne pour fournir les soins et les innovations dont les patients ont besoin dès maintenant. Peu importe la maladie dont ils sont atteints, que ce soit le cancer, la sclérose en plaques ou la grippe, tous les patients méritent de recevoir rapidement un diagnostic et un traitement.

R : Nous devons faire évoluer les procédures d’approbation et de remboursement des nouveaux médicaments. La science et la technologie progressent à une vitesse que nous n’aurions jamais pu imaginer il y a vingt ans, mais nos procédures d’évaluation des technologies de la santé n’ont pas suivi le rythme.

J’imagine un avenir où un plan de collecte de données est mis en œuvre tout au long du cycle de vie d’un médicament. Dans ce contexte, nous recueillerions des données concrètes sur les caractéristiques démographiques et l’expérience des patients, les caractéristiques et la trajectoire de la maladie et les résultats sur les plans clinique, des ressources et de la société.

L’analyse de ces données nous aiderait à décider s’il convient de désinvestir, de poursuivre l’élaboration de données probantes ou de mettre en œuvre et même d’élargir l’accès aux innovations. 

En prenant des décisions plus rapidement en fonction des données disponibles et en nous engageant à recueillir de l’information, nous serions en mesure d’offrir une prestation de soins plus rapide et durable aux patients. Ce processus éclairerait également la prise de décisions cliniques et favoriserait l’obtention de meilleurs résultats. Il en résulterait des communautés plus saines et plus productives ainsi qu’un système de santé durable et résilient. 

R : Je suis fortement convaincue que nous disposons de tous les éléments requis pour la réussite et la mise en place d’un système de santé de classe mondiale. En effet, on retrouve chez nous une main-d’œuvre intelligente, une population diversifiée, des niveaux de scolarité élevés, une forte volonté d’innovation et une culture ouverte de collaboration. Puis, nous ne pouvons pas négliger ou sous-estimer la grande détermination de tous les paliers de gouvernement d’améliorer la qualité des soins offerts aux Canadiens et Canadiennes. 

Pour passer d’un système de santé bien intentionné à un système qui fournit réellement des soins exceptionnels à la population canadienne, nous devons faire évoluer le débat sur les soins de santé et les traitements. En effet, il ne faut pas uniquement axer les discussions sur le coût des traitements, mais sur la valeur que ceux-ci apportent aux patients et à notre système de santé. Or, la façon dont nous évaluons la valeur de ces nouvelles technologies doit pouvoir suivre le rythme de l’innovation. Tous les secteurs  – de la recherche clinique à la bioproduction, en passant par l’approbation réglementaire, le remboursement, le financement et la prestation de soins – doivent considérer les innovations en soins de santé comme un investissement dans les personnes, le système de santé et la société, plutôt que comme un coût. 

Puis, nous devons examiner des approches innovantes sur la façon dont nous utilisons les données probantes obtenues en situation réelle pour orienter les prises de décisions relevant des soins de santé. Le projet PREDiCT (Precision Oncology Evidence Development in Cancer Treatment) en est un bon exemple. Dans le cadre de PREDiCT, Roche s’est associée à BC Cancer et au Réseau canadien d’innovation en soins de santé personnalisés (CPHIN, pour Canadian Personalized Healthcare Innovation Network) dans l’objectif d’offrir aux patients un accès plus rapide et plus durable à un diagnostic complet et à des traitements ciblés contre le cancer. Pour ce faire, nous élaborons un cadre pouvant être utilisé pour les technologies de santé prometteuses afin de permettre aux principaux décideurs d’accorder un accès conditionnel aux personnes qui bénéficieraient le plus d’un traitement.

Jusqu’à présent, PREDiCT a permis à plus de 1 000 patients de passer des tests moléculaires de haute qualité grâce à l’expansion du dépistage en Colombie-Britannique. Nous avons observé 41 altérations génomiques différentes chez 50 % des patients. Bien que toutes les altérations génomiques ne puissent pas être traitées individuellement à l’heure actuelle, ces informations nous permettent de mieux comprendre le cancer unique de chaque patient et, le cas échéant, de mettre au point un traitement ciblé.

Dans le contexte de l’innovation en soins de santé, nous devons mettre en perspective la signification du terme « valeur ». En accordant plus de valeur à l’innovation, nous sommes en mesure de prendre de meilleures décisions en matière d’investissement et de traitement.

Par exemple, comme je l’ai mentionné en parlant du projet PREDiCT, les soins de santé fondés sur les données et la médecine de précision en oncologie ont le potentiel de remédier aux inefficacités du système de santé et au gaspillage, car ils permettent aux patients de recevoir le bon traitement plus tôt dans leur parcours de soins contre le cancer. Parallèlement, les personnes qui n’en tireront pas profit ne recevront pas le traitement et n’en assumeront pas les coûts. L’exploitation des données et la prise de décisions sur la base de celles-ci peuvent réduire le nombre de visites à l’hôpital, permettre aux patients et aux soignants de reprendre leurs activités quotidiennes (comme le travail ou l’école) et de passer plus de temps avec leurs proches. Tous ces exemples illustrent parfaitement que la valeur d’un test ou d’un médicament va bien au-delà du coût. Je reconnais que ce n’est pas une mince affaire, mais si nous définissons avec clarté ce que nous voulons réaliser en restant ouverts à la collaboration entre les secteurs public et privé, je suis optimiste que nous trouverons une voix constructive pour l’avenir. Puis, avec les récentes annonces du gouvernement concernant le financement des soins de santé, la collecte de données et les prochaines étapes fondées sur la connaissance, je suis d’autant plus encouragée par le fait que nous sommes bel et bien en train d’unir nos efforts. Ensemble, nous trouverons le meilleur moyen de valoriser l’innovation dans les soins de santé.  

J’imagine un avenir pas si lointain où les Canadiens et les Canadiennes, avant tout, auront accès à un diagnostic rapide et précis de leur maladie. Recevoir un diagnostic est une épreuve difficile, alors j’espère que de nouveaux médicaments salvateurs et des traitements innovants personnalisés leur seront également offerts, et ce, au moment et à l’endroit où ils en auront besoin. En termes simples, je crois que les Canadiens et Canadiennes peuvent et devraient avoir accès aux médicaments en même temps que leurs amis et les membres de leur famille qui vivent aux États-Unis ou en Europe. Je sais que cela est possible, et j’espère que cela se produira. Roche Canada est prête à envisager un cadre décisionnel qui intègre une vision plus large et plus holistique du concept de valeur, au-delà des résultats cliniques et économiques à un moment précis. Je sais que nous pouvons créer un système de santé de classe mondiale qui permettra à l’ensemble de la population canadienne de tirer profit des dernières innovations médicales et d’un secteur des sciences de la vie florissant. Il faut agir maintenant, car les patients attendent et méritent de meilleurs soins.


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