Détecter la prééclampsie - L’importance d’un diagnostic rapide et précis pour protéger la santé de la mère et du foetus

La prééclampsie est un trouble de la pression artérielle grave qui touche près de 3 à 5 % des femmes enceintes dans le monde et peut entraîner des complications majeures pendant la grossesse.1 Au cours des trente dernières années, la prévalence de ces troubles a presque doublé au Canada2, ce qui exige une prise de conscience urgente de cette maladie, un diagnostic et un traitement. La prééclampsie est  l’une des principales causes de décès chez la femme enceinte et de son foetus,3 il est essentiel de faire la lumière sur cette maladie, ses implications et le rôle essentiel d’un diagnostic précis et rapide pour protéger les femmes enceintes. Chez Roche Canada, nous sommes déterminés à faire avancer  le dialogue sur la santé des femmes et à promouvoir des solutions qui donnent aux professionnels de la santé et aux femmes enceintes les moyens d’agir.

DÉFIS DIAGNOSTIQUES AVEC LA PRÉÉCLAMPIE 

La prééclampsie se caractérise par l’apparition récente d’une hypertension artérielle après 20 semaines de gestation et peut s’accompagner d’une série de  symptômes, notamment la présence de protéines dans l’urine, un dysfonctionnement hépatique, des caractéristiques neurologiques (maux de tête, troubles visuels), un retard de croissance foetale et hémolyse.1 Cependant, la présentation clinique de cette affection peut varier considérablement d’une patiente à l’autre. Les outils diagnostiques les plus couramment utilisés pour identifier la prééclampsie comprennent la prise  de la tension artérielle de la patiente et la recherche de protéines dans son urine. Toutefois, ces tests sont limités dans leur capacité à prédire avec précision la gravité et la progression de la maladie.4 De plus, la seule façon de traiter actuellement la prééclampsie consiste à retirer le placenta et d’accoucher le bébé.4 Des études ont souligné  la nécessité d’un test fiable pour identifier la prééclampsie afin d'aider à élaborer de meilleurs plans de traitement pour les patientes.4,5

LE RÔLE DES BIOMARQUEURS DANS LE DIAGNOSTIC DE LA PRÉÉCLAMPSIE

Le rôle de facteurs angiogéniques tels que le facteur de croissance placentaire (PlGF) et la tyrosine kinase 1 fms-like soluble (sFlt-1) a été étudié pour son utilisation dans le diagnostic de la prééclampsie au Canada et dans le monde.6 Une diminution des concentrations de PlGF peuvent être observées au début de la grossesse et peut  indiquer qu’une personne présente un risque de développer une prééclampsie précoce (avant 34 semaines de gestation).7 Le sFlt-1 est un autre biomarqueur important qui peut aider à diagnostiquer la prééclampsie chez les femmes enceintes à risque, car des concentrations accrues de sFlt-1 peuvent être observées plusieurs semaines avant l’apparition de la maladie.7 Plus précisément, un rapport entre un sFlt-1 élevé et un PlGF faible a été observé chez des femmes atteinte de prééclampsie précoce et tardive.6,7 Ces biomarqueurs peuvent être utilisés dans deux contextes cliniques :

  1. L’utilisation du biomarqueur PlGF comme outil de dépistage au cours du premier trimestre pour aider à identifier les femmes enceintes présentant un risque accru  qui pourraient bénéficier d’une intervention et d’un suivi précoces pendant leur grossesse.8

  2. L’utilisation du test du rapport sFlt-1/PlGF chez les femmes enceintes présentant des signes et symptômes de prééclampsie pour faciliter la prédiction et le  diagnostic à court terme de la maladie au cours du deuxième ou troisième trimestre de la grossesse.8

En mai 2022, la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) a mis à jour ses lignes directrices  de pratique clinique pour les troubles hypertensifs de la grossesse. Une des recommandations comprend la mise en oeuvre d’un dépistage au  premier trimestre (11 à 14 semaines) à l’aide d’une combinaison de marqueurs de risque, y compris le PIGF, dans la mesure du possible.8 Un autre changement de pratique recommandé comprend l’utilisation de marqueurs angiogéniques tels que le sFlt-1 et le PIGF  pour évaluer les personnes atteintes de prééclampsie suspectée pour une plus grande précision diagnostique de la maladie.8 Les modifications apportées aux lignes directrices de pratique clinique canadiennes soulignent l’importance d’incorporer des biomarqueurs pour mieux prédire la prééclampsie. Il reste nécessaire de mettre en lumière  cette maladie grave et les changements apportés pour améliorer les issues pour la mère et le foetus pendant la grossesse.

LE PARCOURS DU PATIENT AVEC LA PRÉÉCLAMPSIE

La prééclampsie peut affecter la famille et les proches impliqués pendant  la grossesse ; il est important de partager les parcours des patients affectés pour comprendre le travail qui doit être fait pour aider les femmes enceintes. Regardez l’histoire de Chaniece affectée par la  prééclampsie pendant sa grossesse qui partage un message éclairant sur les signes et symptômes de la maladie

CONCLUSION

Chez Roche Canada, nous nous engageons à sensibiliser la population à la prééclampsie, à son impact et aux innovations diagnostiques disponibles pour identifier plus précisément cette maladie. Le diagnostic précoce et précis de la prééclampsie joue un rôle crucial pour garantir  la santé et le bien-être de la mère et du bébé. En surveillant de près  la tension artérielle, les taux de protéines et d’autres marqueurs de risque comme le PIGF et le rapport sFlt-1/PlGF, les professionnels de la santé peuvent identifier la maladie à un stade précoce et prendre les mesures nécessaires pour la gérer efficacement. Un diagnostic précoce permet non seulement de prévenir les complications graves, mais permet également aux prestataires  de soins de santé d’offrir des conseils et un soutien appropriés aux femmes enceintes. Grâce à la sensibilisation, à l’éducation et à des soins de santé proactifs, nous pouvons travailler ensemble pour assurer un parcours de grossesse plus sûr et plus sain, pour tous.

Contactez-nous pour en savoir plus sur nos efforts en matière de soins diagnostiques dans la prééclampsie.

References:

1 Chappell LC, Cluver CA, Kingdom J, Tong S. Preeclampsia. Lancet 2021;398:341–54

2 N. Auger, Z.C. Luo, A.M. Nuyt, et al. (2016). Can J Cardiol, 32, pp. 987.e15-987.e23

3 Powe, C.E., et al. (2011). Circulation 23(24), 2856-2869.

4 Verlohren S et al. Clin Sci 2012;122(2):43-52

5 Rana S et al. Circulation 2012;125(7):911-9

6 Miller JJ, Higgins V, Ren A, Logan S, Yip PM, Fu L. Advances in preeclampsia testing. Adv Clin Chem. 2023;117:103-161. doi: 10.1016/bs.acc.2023.08.004. Epub 2023 Sep 26. PMID: 37973318.

7 Levine, RJ., et al. (2004). N Engl J Med 350, 672-83

8 Magee LA, Smith GN, Bloch C, Côté AM, Jain V, Nerenberg K, von Dadelszen P, Helewa M, Rey E. Guideline No. 426: Hypertensive Disorders of Pregnancy: Diagnosis, Prediction, Prevention, and Management. J Obstet Gynaecol Can. 2022 May;44(5):547-571.e1. doi: 10.1016/j.jogc.2022.03.002. PMID: 35577426.

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