De la stratégie à l’action

Retour sur ma première année comme présidente-directrice générale

Plus tôt cette année, j’ai été appelée à faire une allocution lors d’une activité de la Coalition pour un avenir meilleur à Ottawa, où j’ai traité du renforcement de l’économie canadienne grâce à l’engagement du secteur des sciences de la vie. Selon les plus récentes données de Statistique Canada, l’industrie canadienne de la recherche et des produits pharmaceutiques injecte 15,9 milliards de dollars dans l’économie; à mon avis, ce secteur n’a pas tout à fait atteint son potentiel. Et même si nous avons une grande incidence sur l’économie, ce qui importe, mais tombe souvent dans l’oubli lorsque l’on parle de « pharma », c’est notre incidence quotidienne sur la vie des Canadiens.

Alors que je fais le bilan de ma première année comme présidente-directrice générale de Roche Canada Pharma, j’aimerais vous dire pourquoi j’ai choisi, il y a 21 ans, de me joindre au secteur pharmaceutique novateur. Car vous voyez, à l’instar d’innombrables collègues croisés sur mon chemin, mon motif est très personnel : à 25 ans, j’ai reçu un diagnostic d’arthrite. Or, grâce aux découvertes et aux innovations pharmaceutiques, je suis passée de 47 pilules par jour à une injection par mois. Ce genre d’innovations transforme des vies, et je ne suis qu’un exemple parmi un nombre incalculable de vies changées par notre secteur. Je m’investis dans ce rôle et envers nos patients parce que je comprends ce que nous faisons et que j’y crois de tout cœur; j’en ai chaque jour un rappel. Alors, quand l’industrie m’a approchée en 2002, j’ai accepté, car je sais ce que l’innovation signifie dans ma vie, et je ne pouvais pas laisser passer une telle occasion de transmettre ces nouveautés transformatrices et salvatrices à d’autres personnes.

Lorsque j’ai entrepris mes nouvelles fonctions il y a un peu plus d’un an, on a voulu connaîtresur l’état des soins de santé au Canada et les meilleures façons d’améliorer nos systèmes, selon moi. Quand je compare mes réponses d’alors à mes idées actuelles, un an après avoir rencontré et écouté des intervenants de partout au pays, je crois que le Canada a tous les bons ingrédients pour garantir un avenir solide et durable au domaine de la santé, mais qu’il tarde à mettre ses stratégies en application. Voici donc, à mon avis, nos plus grands domaines d’intérêt et nos plus grandes possibilités de collaboration :

D’abord, de compter sur une infrastructure de données sur la santé solide et intégrée. Dans le rapport Reprendre en main les soins de la santé, publié en 2023 par le Forum des politiques publiques, les auteurs soulignent que « L’accès à des informations précises et opportunes sur sa propre santé constitue un élément essentiel d’un système de santé fondé sur l’autonomie des utilisateurs ». Un tel accès est essentiel à l’autonomie des patients et de leurs prestataires de soins, mais aussi à l’obtention de meilleurs soins. Dans la récente annonce sur la santé du gouvernement fédéral, nous avons constaté qu’on s’attend de plus en plus à ce que les prestataires de soins de santé (selon moi, tant au public qu’au privé) s’engagent à améliorer les méthodes de collecte des données et l’efficacité de leur transmission aux patients et au reste du système.

Ensuite, si nous voulons apporter des changements considérables à nos systèmes de santé, nous devons impérativement accroître la collaboration et les partenariats entre le secteur public, les entreprises biopharmaceutiques, le milieu universitaire et les centres d’excellence en santé. Je peux ici tracer de nombreux parallèles avec mes trois années et demie en Belgique, et m’inspirer des leçons que j’en ai tirées. Là-bas, tous les secteurs ont collaboré pendant deux ans à l’élaboration d’une stratégie pour le secteur des sciences de la vie.

Cette stratégie met en lumière une troisième solution cruciale pour le renforcement de notre secteur : nous devons continuer à investir en santé et à valoriser l’innovation. Je répète ce que j’ai dit dans mon  : « Or, la façon dont nous évaluons la valeur de ces nouvelles technologies doit pouvoir suivre le rythme de l’innovation. Tous les secteurs – de la recherche clinique à la bioproduction, en passant par l’approbation réglementaire, le remboursement, le financement et la prestation de soins – doivent considérer les innovations en soins de santé comme un investissement dans les personnes, le système de santé et la société, plutôt que comme un coût. »

Dans l’espoir d’harmoniser les efforts et de parvenir à des avancées concrètes, la Belgique a réuni les responsables de la santé et du développement économique en tenant compte des priorités de ces deux secteurs. Aujourd’hui, la Belgique attire des investissements dans le secteur des sciences de la vie et, surtout, ses citoyens peuvent accéder plus rapidement aux innovations médicales que dans bien d’autres pays du monde, dont le Canada.

Voilà un exemple qui illustre parfaitement la nécessité d’une mise en commun des politiques sanitaires et économiques. Cela explique aussi pourquoi il est essentiel d’investir de façon soutenue en santé pour renforcer notre économie et rivaliser à l’échelle mondiale.

Pour avoir œuvré dans les trois secteurs de la santé (public, sans but lucratif et privé), mais aussi en tant que patiente, j’observe les défis actuels du domaine à travers cette lentille particulière et reconnais le rôle essentiel que nous pouvons tous jouer. Notre capacité à collaborer et à accélérer l’élaboration de solutions a été démontrée durant la pandémie, mais la question, c’est : allons-nous collectivement appliquer dès maintenant ces stratégies pour le bénéfice concret des patients? Les patients canadiens attendent.

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